Gacchurt, ma première expérience avec la steppe !

Avant de partir en Mongolie, je savais que j’allais résider dans un orphelinat perdu dans la steppe, perdu dans une petite localité nommée Gacchurt !

Ce fut une expérience un peu violente au départ : absence d’eau courante pour les douches, des W.C à des milliers de kilomètres (bon en réalité quelques mètres, mais quand il pleut on a l’impression qu’on court sur 10 kilomètres !).

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

J’ai passé 8 jours à Gacchurt. Ce séjour fut divisé en deux : tous les 4 jours une nouvelle équipe d’employée arrivée !

Lors des 4 premiers jours, j’avais le droit de sortir comme je le voulais. Cependant, comme je venais d’arriver mon âme d’aventurière fut limitée ; j’avoue juste le premier jour, j’ai tenté de faire une sieste dans l’herbe, cependant un insecte mi-sauterelle / mi-criquet m’empêcha de m’assoupir. A la sortie de l’orphelinat, j’ai surtout rencontré des troupeaux de vaches.

Troupeau de vaches à Gacchurt. Le 20 juillet 2012.

Troupeau de vaches à Gacchurt. Le 20 juillet 2012.

Arriva le cinquième jour, mon âme d’aventurière refit surface, je me décidai à sortir ! Mais ce fut impossible ! L’équipe des employées de l’orphelinat avait changé, et je n’avais plus le droit de sortir seule, donc de sortir tout court !

La steppe à Gacchurt se limite à deux images paradoxales. La première vision est celle d’un amas de poubelle. Gacchurt est devenu pour les chrétiens d’Oulan-Bator, une destination de villégiature. Ces hommes produisent des déchets qui s’accumulent sans être ramassés.

Les poubelles à Gacchurt. Le 24 juillet 2012.

Les poubelles à Gacchurt. Le 24 juillet 2012.

A côté de cette image, il y avait les paysages magnifiques en particulier ceux du coucher du soleil. Quand je regardais ces paysages, je me disais que j’avais de la chance d’être là à ce moment-là !

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

Soizic Morin.

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Les gers : de la vie nomade à la vie touristique.

Les gers, plus connues sous le nom de yourtes, sont emblématiques de la vie nomade en Mongolie.

Avec 50 % d’urbain, la ger est moins utilisée. Cependant, moins utilisée ne veut pas dire non utilisée. Mais utilisée à quoi ? Quels sont ces habitants ? Où se situent-elles ? C’est l’objet de cet article.

Cette photo a été prise lors de la dernière journée du Naadam (en même temps que le défilé en costume traditionnel) à Oulan-Bator en Mongolie. Quelques gers avaient été plantées sur la place présidentielle. Ces gers ne sont pas uniquement destinées aux touristes curieux. Elles ont un peu la même utilité que le salon de l’agriculture à Paris : rappeler aux habitants de la capitale ce qu’est la campagne. Face à une capitale qui s’urbanise à très grande vitesse, les Mongols cherchent à retrouver leurs racines.

Des gers sur la place Sukhbaatar à Oulan Bator en Mongolie durant le festival du Naadam, le vendredi 13 juillet 2012.

Le Mongol urbain qui souhaite vivre « un peu » dans une ger peut aller dans ce que les Mongols nomment les camps de vacances.

Grâce à mon travail dans des orphelinats mongols, j’ai pu séjourner quelques jours dans un camp de vacances. L’orphelinat avec lequel je travaillais était chrétien, donc le camp de vacances pour ces enfants était aussi chrétien. Dans ce camp de vacances, certains vacanciers en mal de ruralité et de nomadisme demandaient à vivre dans une ger. Cependant, ils ne souhaitaient pas une rupture trop brutale : cette ger de vacances n’est plus faites de toiles et de bois mais de  pierre. En outre, cette ger avait une originalité supplémentaire : la croix !

Une ger chrétienne à Gacchurt à proximité d’Oulan Bator en Mongolie, le mercredi 8 août 2012.

 

Si certains Mongols vivent seulement quelques jours par an dans une ger, une grande partie y vit toute l’année.

Il y a deux catégories de Mongols qui vivent dans une ger. Première catégorie : ceux qui ont choisi cette habitation, les nomades. La ger a la particularité d’être démontable rapidement. Un des matériau les plus importants est le feutre. Le feutre sert d’isolation. En été, la ger reste fraîche et en hiver la chaleur est maintenue. L’intérieur est sommaire.  Au centre de la yourte, il y a un poêle. Tout autour de ce poêle, il y a les lits et parfois une étagère.

Des gers traditionnelles à Gacchurt à proximité d’Oulan Bator en Mongolie, le 22 juillet 2012.

A la périphérie d’Oulan-Bator, des gers sont installées.

Dans ces gers vivent des Mongols. Ces Mongols sont souvent d’anciens nomades qui ont perdu leurs troupeaux. La perte de leurs animaux est souvent du au phénomène météorologique nommé le dzud. Le dzud est une baisse importante des températures (-50°C). Les animaux ne trouvent plus à manger. Les nomades se dirigent alors vers la capitale en espérant trouver un travail.

Des gers à la périphérie dOulan Bator, le 26 juillet 2012.

Les touristes qui vont en Mongolie ont un rêve : dormir dans une ger.

J’ai pu dormir une nuit dans une ger lors de mon week-end dans le parc de Terelj. La télévision est un objet typique des gers nomades. Une canadienne qui voyageait avec les nomades me confiait que sa famille nomade passait une grande partie de son temps devant la télévision. Le lit qui apparaît sur la photo est celui en face de la porte, c’est le lit du chef.

Ma ger à Terelj en Mongolie, le 5 août 2012.

Soizic Morin