A une vingtaine de kilomètres d’ Oulan-Bator.

A la fin de mon séjour, j’ai eu l’occasion d’aller travailler dans un second orphelinat perdu dans la steppe ! Cependant, je serai incapable de vous donner le nom de ce site.

J’ai mis à l’aller un peu plus de 2h00 pour m’y rendre. Nous avons voyagé en début de soirée ! Je pense que l’orphelinat était à une vingtaine de kilomètre d’Oulan-Bator.

Le voyage en voiture, en particulier en soirée, est un peu particulier : on n’est pas certain de revoir les endroits (et donc on les prend en photo), il n’y a pas de routes, mais plutôt des sentiers . Un certain sentiment d’angoisse peut apparaître : il y a peu de visibilité, le chauffeur est un parfait inconnu et on ne sait pas où l’on va …

Vers de nouveaux horizons ! Le 31 juillet 2012.

Vers de nouveaux horizons ! Le 31 juillet 2012.

Et même s’il y a une certaine peur, l’envie de découvrir cette terre est présente, alors on prend l’appareil photo, et on tente quelques clichés qui serviront plus tard de preuve !

En route vers l'aventure. Le 31 juillet 2012.

En route vers l’aventure. Le 31 juillet 2012.

Les mêmes mais en vidéo :

Au bout de quelques heures, je suis arrivée à destination, sans savoir où j’étais exactement, et je ne le sais toujours pas ! C’est quelque part dans la steppe. Dans ce second orphelinat, il y avait déjà une Française. Le matin, nous nous occupions des enfants, et l’après-midi nous partions marcher. Contrairement à Gacchurt, il y avait plus de villageois (un toutes les dix minutes !).

Sur cette photo, le chien ressemble presque à nos chiens en Occident : poils brillants, poids correct. S’occuper bien d’un chien est un luxe que les Mongols ne peuvent pas toujours se payer !

Une rencontre dans la steppe. Le 01 août 2012.

Une rencontre dans la steppe. Le 01 août 2012.

Ces deux hommes sont bergers, ils laissent leurs moutons courir dans l’herbe. A quelques mètres, ils avaient attachés leur cheval. Ils ont insisté pour qu’on donne de l’herbe au cheval. Cependant, à chaque fois qu’on s’approchait de lui, il reculait et il s’entortillait dans ses cordes. Le cheval nous faisait trop mal au cœur, nous avons renoncé en espérant ne pas avoir trop offusqué les bergers.

 Les bergers de la steppe. Le 01 août 2012.

Les bergers de la steppe. Le 01 août 2012.

Durant cette balade, nous avons croisé des Mongols à cheval, aussi banal que des Français en voiture !

Des cavaliers de la steppe. Le 01 août 2012.

Des cavaliers de la steppe. Le 01 août 2012.

 

Et puis, il y a les fameux animaux en liberté !

Les célèbres chevaux mongols. Le 01 août 2012 !

Les célèbres chevaux mongols. Le 01 août 2012 !

Et surtout les yaks, ces fameux yaks qui auront été un peu le fil conducteur de mon voyage …

La rencontre avec les yaks tant recherchés. Le 01 août 2012.

La rencontre avec les yaks tant recherchés. Le 01 août 2012.

Et parfois, on retrouve des animaux morts !

Un ancien yak. Le 01 août 2012.

Un ancien yak. Le 01 août 2012.

Soizic MORIN

Gacchurt, ma première expérience avec la steppe !

Avant de partir en Mongolie, je savais que j’allais résider dans un orphelinat perdu dans la steppe, perdu dans une petite localité nommée Gacchurt !

Ce fut une expérience un peu violente au départ : absence d’eau courante pour les douches, des W.C à des milliers de kilomètres (bon en réalité quelques mètres, mais quand il pleut on a l’impression qu’on court sur 10 kilomètres !).

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

J’ai passé 8 jours à Gacchurt. Ce séjour fut divisé en deux : tous les 4 jours une nouvelle équipe d’employée arrivée !

Lors des 4 premiers jours, j’avais le droit de sortir comme je le voulais. Cependant, comme je venais d’arriver mon âme d’aventurière fut limitée ; j’avoue juste le premier jour, j’ai tenté de faire une sieste dans l’herbe, cependant un insecte mi-sauterelle / mi-criquet m’empêcha de m’assoupir. A la sortie de l’orphelinat, j’ai surtout rencontré des troupeaux de vaches.

Troupeau de vaches à Gacchurt. Le 20 juillet 2012.

Troupeau de vaches à Gacchurt. Le 20 juillet 2012.

Arriva le cinquième jour, mon âme d’aventurière refit surface, je me décidai à sortir ! Mais ce fut impossible ! L’équipe des employées de l’orphelinat avait changé, et je n’avais plus le droit de sortir seule, donc de sortir tout court !

La steppe à Gacchurt se limite à deux images paradoxales. La première vision est celle d’un amas de poubelle. Gacchurt est devenu pour les chrétiens d’Oulan-Bator, une destination de villégiature. Ces hommes produisent des déchets qui s’accumulent sans être ramassés.

Les poubelles à Gacchurt. Le 24 juillet 2012.

Les poubelles à Gacchurt. Le 24 juillet 2012.

A côté de cette image, il y avait les paysages magnifiques en particulier ceux du coucher du soleil. Quand je regardais ces paysages, je me disais que j’avais de la chance d’être là à ce moment-là !

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

Le coucher de soleil à Gacchurt. Le 21 juillet 2012.

Soizic Morin.

La steppe : le rêve de l’Occidental en Mongolie !

L’étranger qui se rend en Mongolie ne s’y rend pas pour l’activité foisonnante de sa capitale ! Il s’y rend pour voir LA steppe !

Si je vous dis steppe, que me dites vous ? Moi et mon esprit de clown avions tendance à répondre yaks !

La rencontre avec les yaks tant recherchés. Le 01 août 2012.

La rencontre avec les yaks tant recherchés. Le 01 août 2012.

L’étranger normal se rend en Mongolie pour voir de grands espaces et dormir dans une ger !

Une famille dans la steppe avec sa ger. Le 01 août 2012.

Une famille dans la steppe avec sa ger. Le 01 août 2012.

Alors oui, j’en ai vu des yaks, mais la steppe ou plutôt les steppes, ce n’est pas seulement les yaks. C’est ce que je vais tenter de vous expliquer dans ce nouveau chapitre spécial steppe. Parce que la steppe, pour s’y rendre depuis Oulan-Bator, c’est d’abord l’aventure !

L’orphelinat publique à quelques kilomètres d’Oulan-Bator en Mongolie.

Je reviens vers mon blog. Je fais une pause (très provisoire) dans le religieux pour vous raconter mon aventure très courte dans un orphelinat publique.

A la fin de mon séjour, l’agence avec laquelle je travaillais a décidé de me changer d’orphelinat. J’ai tenté de négocier pour rester à Gacchurt, mais impossible. Je me suis retrouvée une nouvelle fois dans la steppe mais dans un orphelinat publique. On ne parlait plus de gers, de croix, mais de grandes maisons.

L'orphelinat publique à quelques kilomètres d'Oulan-Bator en Mongolie.

L’orphelinat publique à quelques kilomètres d’Oulan-Bator en Mongolie. Le 01 août 2012.

La demeure était belle, mais le confort toujours précaire : pour prendre une douche, il fallait accepter de poser ses pieds dans une immense mare d’eau où gisaient des fils électriques. Donc : impossible. J’ai trouvé l’accueil beaucoup moins chaleureux que dans le premier. J’étais cantonnée avec l’autre française à m’occuper des enfants. Cette orphelinat avait sa cuisinière et donc il était impossible de cuisiner !

Les enfants étaient très jeunes. Souvent, le matin, nous les sortions dans le jardin de l’orphelinat.

Petite à l'orphelinat publique à proximité d'Oulan Bator.

Petite à l’orphelinat publique à proximité d’Oulan Bator. Le 01 août 2012.

La collection de frisbee.

La collection de frisbee. Le 01 août 2012.

J’ai passé beaucoup moins de temps dans cet orphelinat que dans celui de Gacchurt. Cependant, les enfants se laissaient beaucoup plus prendre en photo. Ils avaient été probablement été habitué à jouer les mannequins pour les étrangers. Cet orphelinat accueillait beaucoup d’étrangers contrairement à l’autre où j’étais la seule. Malgré la bonne volonté de ce jeune garçon, j’ai réussi à louper la photo en lui coupant les pieds, quelle dommage !

La vie à l'intérieur de l'orphelinat publique en Mongolie.

La vie à l’intérieur de l’orphelinat publique en Mongolie. Le 02 août 2012.

On peut voir que la poignée de porte est recouverte d’un gant. Il faut savoir que ce gant était humide. Quelle horreur ! Il avait été probablement mis pour limiter la transmission des microbes, la directrice du centre était médecin. La vie quotidienne se passe essentiellement au niveau du sol ! Il y a très peu de tables et encore moins de chaises. Nous donnions à manger à même le sol.

Soizic Morin

L’ovoo : symbole du chamanisme en Mongolie.

J’ai vu une seule fois un ovoo entre Gacchurt et Oulan-Bator. Je l’ai vu quand j’étais en voiture. La conductrice était peu sympathique, je n’ai pas osé demander à ce que l’on s’arrête. Craignant à juste titre de ne plus en revoir, j’ai décidé quand même de prendre la photo.

L'ovoo mongol entre Gacchurt et Oulan-Bator en Mongolie. Le 26 juillet 2012.

 (  L’ovoo mongol entre Gacchurt et Oulan-Bator en Mongolie. Le 26 juillet 2012.

Difficile d’expliquer en quelques mots ce qu’est le chamanisme. C’est une forme de spiritualité. Ces adeptes voient l’univers comme un tout. Il est originaire de Sibérie. L’ovoo est un symbole du chamanisme mongol. L’ovoo est fait avec un tas de pierre. L’ovoo permet aux Mongols de rendre un culte aux montagnes et au ciel. Quand ils passent devant, ils doivent s’arrêter, ils doivent tourner autour et faire une offrande.

Soizic Morin

Comment cuisiner en Mongolie à l’orphelinat de Gacchurt ?

J’ai appris à cuisiner un peu les spécialités culinaires mongoles. Le midi nous cuisinions les raviolis et les beignets, le soir c’était potage.

Les employées faisaient la pâte très tôt. Comme pour le pain, il faut que la pâte lève  Vers 10h00, la boule de pâte était posée sur la table. Nous devions faire des petits tas. Ces petits tas étaient parfais aplatis, parfois transformés en boules auxquelles il fallait donner un petit coup de poignet ! La préparation viande, une seule carotte, un peu d’herbes aromatiques (type D. CROS) était alors posée sur la table. Il fallait alors mettre un peu de cette préparation dans la pâte et refermer les petits beignets à la façon mongole : impossible à expliquer avec des mots, mais je peux montrer !

Ces beignets, raviolis sont ensuite frits. Puis, ils sont disposés dans des petits bols individuels.

Le soir : c’est potage. Comme en France, le potage est composé des restes agrémentés de quelques légumes (une carotte, quelques pommes de terre, un peu de choux) et des fameuses pâtes mongoles.

Les pâtes mongoles sont sans oeufs. Les employées font une boule de farine et d’eau. Puis, elles applatissent la boule, la transforment en long filaments. Avant de les faire cuire, les pâtes sont réduites en petits carrés comme le montre la photo du diaporama. Mais ces pâtes ne sont pas toujours cuites, une fois, elles étaient présentées sous la forme des longs filaments posés sur une planche de bois. Je les avais confondues avec du fromage rapé. Ces potages sont ensuites servis dans des petits bols. Les mêmes que ceux du midi. Personnellement, j’aimais bien ce potage un peu cheap.

Bon appétit.

Soizic Morin

Qu’est ce qu’on mange à l’orphelinat de Gacchuurt à quelques kilomètres d’Oulan-Bator en Mongolie.

Les repas à l’orphelinat de Gacchurt n’étaient pas très variés. Je vous propose cet article pour vous présenter la gastronomie mongole.

Le petit déjeuner.

Le petit déjeuner.

Le petit déjeuner se compose de lait … au thé.

Les employées font chauffer du lait. Dans ce lait, elles y font infuser un sachet de thé, puis elles y ajoutent du sel. Les petits boivent ce lait. La couleur de cette boisson est grise.

Le petit déjeuner s’accompagne d’une tranche de pain avec du beurre mongol (très consistant). Parfois, nous avions le droit à du riz au raisin et au beurre. C’était très bon.

La tarte du matin.

La tarte du matin.

Le matin, vers 10h00, les enfants avaient souvent le droit à une petite sucrerie.

Cette gourmandise se composait souvent de gaufrettes. La tartelette de bonbon était pour les grands jours. Toutes les employées ne la faisaient pas. Seule l’employée bleue faisait les tartelettes de bonbon. Quand je l’avais vu faire la première fois j’avais été étonnée. Je la prenais pour une femme froide et distante des enfants. Et pourtant, elle prenait du temps pour faire ces petites tartes que les enfants aimaient tant.

Le repas du midi.

Le midi, nous mangions toutes sortes de beignet de viande.

Le buzz est l’équivalent du ravioli chinois. Il y a aussi le khuchuur. Au début, j’adorais les khuchuur. L’idée d’en manger me faisait saliver. Cependant, une assiette de khuchuur la veille de mon retour en France fut fatale à mon organisme.

De quoi se compose le khuchuur et autre beignets, buzz ? De viande ! Je pense de la viande de mouton ! Mais si le mouton vient à manquer … Pour 25 personnes, prendre une carotte, quelques oignons, et du mouton.  J’ai été amusée et étonnée de voir que la diversité des noms pour les raviolis : à chaque forme de ravioli une dénomination différente. Et les Mongols y tiennent !

Le goûter de l'après-midi.

Le goûter de l’après-midi.

Les enfants avaient souvent le droit l’après-midi à un fruit !

Le fruit comme le légume est une denrée très rare en Mongolie. Pourquoi ? Rappel du cours de géographie 6e (ancien programme) : en Mongolie, c’est de la steppe, et donc le sol est composé de cailloux. Il ne faudrait pas oublier le climat continental ! Les enfant avaient le plus souvent droit à une pomme.

Le repas du soir.

Le repas du soir.

Le repas du soir commence vers 18h00/18h30 et se termine assez tôt. Avant 19h00. Comme dans les maisons de retraite.De quoi se compose-t-il ? Le repas du soir est une espèce de bouillie/potage.

Ce potage se compose d’un peu de viande. Il y a une carotte pour 25 personnes. Cette carotte est rappée. Tout le monde a le droit à son petit morceau de carotte. Il y a quatre / cinq pommes de terre. Mais l’aliment le plus étrange sont les filaments blancs que nous pouvons voir sur la photo. La première fois que je les ai vu, ces filaments étaient disposés en dehors du potage. Il fallait les ajouter à son bol. Devant la couleur grise, la texture au toucher, au départ j’ai cru que c’était du fromage. Mais du fromage qui ne fondait pas. Puis, un jour que j’aidais à la cuisine je me suis rendue compte que ces filaments étaient des pâtes sans oeufs. Oui je sais ça fait blonde de confondre du fromage et des pâtes, mais il y avait de quoi !!! Comment ces pâtes sont-elles fabriquées ??? Il faudra lire le prochain article : j’ai appris à cuisiner mongol !

ARTICLE A POURSUIVRE …

Soizic Morin