Seconde journée à Chennai,

L’odeur forte a disparu ou au moins je ne la sens plus. Je continue à m’émerveiller devant des banalités du quotidien des Indiens : une poule courant sur le trottoir avec ses petits poussins, un lézard trônant fièrement sur un autel destiné à Shiva, une affiche immense de Jésus-Christ à côté d’un restaurant. Durant ce deuxième jour, tout m’intrigue, la banalité des uns devient un exotisme inouï pour moi.

Durant ce deuxième jour, nous avons visité le jardin théosophique, lieu (un peu) utopique destiné à l’étude des religions et philosophies des quatre coins du globe. C’est un lieu un peu étrange. Le temps semble s’être arrêté d’un coup. Les murs des maisons sont rongés par l’histoire. La nature (re)prend lentement mais de façon inexorable ses droits.

Le soir tombé, nous allons observer du coin de l’oeil, les Indiennes accompagnées de leur famille acheter les tissus pour faire les saris. Les couleurs sont éclatantes, les étoffes se déploient à n’en plus finir. Les discussions s’enchainent.

Soizic MORIN

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Premier après-midi à Chennai

Ce premier après-midi est un peu étrange, inattendu. La vieille, l’ancien président bien aimé des Indiens, Abdul Kalam, est mort. Les Indiens lui rendent hommage, son portrait est omniprésent sur les murs de la ville. Alors que certains Indiens se rendent sur la plage comme chaque soir pour y tremper les pieds, un groupe de jeunes ont formé son portrait avec du sable. Ce président mort est partout. La vie est au ralentie.

Ce premier après-midi est aussi ma première rencontre avec un temple hindou. Le gopuram (l’entrée du temple) est visible de loin, les personnages sont nombreux, serrés, colorés. Les dieux hindoux surveillent les habitants de la cité de très loin. C’est par ce portail que nous pouvons accéder au temple, chaussure retirée. La tiédeur du sol est presque agréable aux pieds. A la tombée du jour, le temple se remplie de croyants venus y prier, se retrouver pour discuter et de quelques touristes éparses.

Soizic MORIN.

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