Les stûpa bouddhistes en Mongolie symbole de Bouddha.

En visitant des monastères en Mongolie, j’ai été plusieurs fois confrontée à ces étranges formes. Ces pics sont des stupas. Les stupas sont une représentation symbolique de Bouddha. Les stupas sont souvent accompagnés de moulins à prière. Les Mongols tournent autour en récitant des mantras ou bien en faisant tourner les moulins à prière.

Stupa au monastére de Gandantegchinlin à Oulan-Bator. Le 15 juillet 2012.

Stupa au monastére de Gandantegchinlin à Oulan-Bator. Le 15 juillet 2012.

Chaque stupas a ses particularités : formes, couleurs, hauteurs.

Détail d'un stupa au monastére de Gandantegchinlin à Oulan-Bator. Le 15 juillet 2012.

Détail d’un stupa au monastére de Gandantegchinlin à Oulan-Bator. Le 15 juillet 2012.

Soizic Morin

Le moulin à prière.

Chers lecteurs,

Je vous propose de commencer ce soir une nouvelle série sur le religieux : l’analyse de certains objets, monuments religieux.

Nous commencerons par le moulin à prière. Le moulin religieux est d’origine tibétaine. Il est lié au bouddhisme. Il n’y a pas de monastères boudhistes sans moulins religieux.

C’est quoi  ? En règle générale, c’est un cylindre. La plupart du temps, ces moulins à prière sont alignés.

Moulins à prière au monastère d'Aryapala dans le parc national de Gorki-Terelj. Le 04 août 2012.
Moulins à prière au monastère d’Aryapala dans le parc national de Gorki-Terelj. Le 04 août 2012.

Tous les moulins à prière n’ont pas la même forme ni la même couleur. Mais ils ont la même fonction. Les Mongols doivent tourner ces cylindres dans le sens d’une aiguille d’une montre. Pourquoi Des mantras ont été déposés à l’intérieur de ces cylindres. Les Mongols pensent que les tourner revient à lire le mantra : la prière s’envole.

Moulin à prière au monastère de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Moulin à prière au monastère de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Parfois, au lieu d’avoir une série de moulins à prière, nous pouvons juste avoir un gros moulin à prière. Je n’ai pas compris ce que les Mongols regardaient vers le haut.

Un unique moulin à prière au monastère d'Aryapala dans le parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

Un unique moulin à prière au monastère d’Aryapala dans le parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

J’ai été surprise de voir qu’au monastére d’Aryapala, beaucoup de moulins à prière étaient en mauvais état.

Moulin à prière au monastère d'Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.
Moulin à prière au monastère d’Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

Ou en très mauvais état …

Moulin à prière au monastère d'Aryapala dans le parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

Moulin à prière au monastère d’Aryapala dans le parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

L’ovoo : symbole du chamanisme en Mongolie.

J’ai vu une seule fois un ovoo entre Gacchurt et Oulan-Bator. Je l’ai vu quand j’étais en voiture. La conductrice était peu sympathique, je n’ai pas osé demander à ce que l’on s’arrête. Craignant à juste titre de ne plus en revoir, j’ai décidé quand même de prendre la photo.

L'ovoo mongol entre Gacchurt et Oulan-Bator en Mongolie. Le 26 juillet 2012.

 (  L’ovoo mongol entre Gacchurt et Oulan-Bator en Mongolie. Le 26 juillet 2012.

Difficile d’expliquer en quelques mots ce qu’est le chamanisme. C’est une forme de spiritualité. Ces adeptes voient l’univers comme un tout. Il est originaire de Sibérie. L’ovoo est un symbole du chamanisme mongol. L’ovoo est fait avec un tas de pierre. L’ovoo permet aux Mongols de rendre un culte aux montagnes et au ciel. Quand ils passent devant, ils doivent s’arrêter, ils doivent tourner autour et faire une offrande.

Soizic Morin

Le monastère d’Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj.

Le monastère d’Aryapala est un mystère. Il se trouve dans le parc national de Gorkhi-Terelj.

Le site naturel est magnifique. Il se situe précisément dans la « ville de Maanit ». Demain, 13 novembre, il fera au mieux -14°C. Bon courage pour les touristes.

Le site du monastère d'Aryapala à Maanit au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

Le site du monastère d’Aryapala à Maanit au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

C’est un monastère peu connu. Je suis partie avec deux autres Français en week-end à au parc national de Gorkhi-Terelj. Nous avions entendu parler de ce monastère. Cependant, nous avons eu beaucoup de mal à obtenir des informations pour savoir où il se situait. Certains Mongols n’avaient jamais entendu parler de ce monastère.

Le monastère d'Aryabal. Le 04 août 2012.

Le monastère d’Aryapala. Le 04 août 2012.

En réalité, il faudrait parler du temple d’Aryapala. Quand j’ai visité le site, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un vieux temple. Or la construction a débuté en 1998 pour se terminer en 2004.

Construction autour du monastère d'Aryapala. Le 04 août 2012.

Construction autour du monastère d’Aryapala. Le 04 août 2012.

Pour accèder à ce monastère, il faut prendre un chemin avec un pont. Ce chemin est accompagné de cadres avec des inscriptions rappelant des enseignements du bouddhisme.

Le chemin vers le monastère d'Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012. Soizic Morin.

Le chemin vers le monastère d’Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012. 

J’ai trouvé que ce temple se distinguait des autres par le nombre de peintures présentes autour des bâtiments. Cette peinture représente deux élèments : le pouvoir des dix symboles et le mantra Om Mani Padma Hum.

Le mantra Om Mani Padma Hum et le pouvoir des dix symboles au monastère d'Aryapala. Le 04 août 2012.

Le mantra Om Mani Padma Hum et le pouvoir des dix symboles au monastère d’Aryapala. Le 04 août 2012.

 

Autre originalité du monastère : la présence importante de peinture sur pierre. Ces peintures représentent des scènes, personnages liées au bouddhisme. Par exemple, ce Bouddha peint est censé recevoir les souhaits des fidèles.

Le Bouddha des voeux. Au monastère d'Aryapala dans le parc national de Gorkhi-Terelj. 4 août 2012.

Le Bouddha des voeux. Au monastère d’Aryapala dans le parc national de Gorkhi-Terelj. 4 août 2012.

La peinture ci-dessous m’intrigue beaucoup. J’ai tenté de faire quelques recherches. Il représenterait le grand père blanc professeur de bouddhiste. Autant dire que cette dénomination me laisse perplexe. Si certains savent exactement ce que c’est je suis preneuse. On peut remarquer que ce personnage reçoit des offrandes composées de bonbons. Juste avant que j’arrive il y avait une collection de pigeons.

Le grand-père bouddhiste au monastère d'Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

Le grand-père bouddhiste au monastère d’Aryapala au parc national de Gorkhi-Terelj. Le 04 août 2012.

 

Soizic Morin

Le Bouddha parc.

Le Bouddha parc à Oulan-Bator en Mongolie est un peu un mystère.

 Le Bouddha parc se voit de loin. Depuis, le mémorial de Zaisan, on peut l’observer au milieu des immeubles et des nuages. J’avoue, j’ai eu de la chance le jour où je l’ai visité : le ciel était super.

Vue du Bouddha parc depuis le memorial Zaïsan. Le 28 juillet 2012.

Vue du Bouddha parc depuis le memorial Zaïsan. Le 28 juillet 2012.

Le Bouddha parc date de 2000. Mais c’est quoi ce Bouddha parc ? En réalité, pas grand chose. C’est d’abord une statue géante de 16m de Bouddha Sakyamuni, le fondateur du Bouddhisme. J’ai été surprise de voir les Mongols flâner dans « ce parc » malgré le temps. Je ne sais pas trop à quoi sert le Bouddha parc. Les Mongols qui se baladent autour de Bouddha ne semblent pas prier. Il n’y a pas d’entrée payante pour les touristes. C’est pour moi un mystère, est-ce une statue pour décorer ?

Le Bouddha parc à Oulan-Bator en Mongolie. Le 28 juillet 2012.

Le Bouddha parc à Oulan-Bator en Mongolie. Le 28 juillet 2012.

A côté de ce Bouddha géant, un peu étrange, un peu attirant, il y a le tambour de Dharma, objet très mystérieux pour moi. J’ai passé beaucoup de temps à chercher ce qu’était cet objet, et il semblerait que ce soit un tambour du Dharma. C’est l’un des quatre instruments bouddhistes. Il y a le gong, la cloche de Bhrama, le poisson de bois et  ce fameux tambour de Dharma. Ce son du tambour de Dharma est censé protéger les êtres vivants. A gauche, on peut voir le monument Zaisan.

Le tambour au Bouddha parc. Le 28 juillet 2012.

Le tambour au Bouddha parc. Le 28 juillet 2012.

Le tambour du Dharma est un instrument lié au Bouddhisme. Des khatas, écharpes bleues en soie » sont accrochés au tambour. En Mongolie, ces khatas sont générallement de couleur bleue, couleur du ciel, symbole de la Mongolie.

Tambour de Dharma et ovoo. Le 28 juillet 2012.

Tambour de Dharma et khata. Le 28 juillet 2012.

Soizic Morin

Le monastère de Choijin Lama à Oulan-Bator en Mongolie.

Le monastère Choijin Lama à Oulan-Bator en Mongolie se situe au coeur de la ville. Il date de 1908.

Pour prendre des photos dans ce monastère, il faut payer 25000 turgiks. Encore une fois, j’ai refusé. J’ai réussi à prendre quelques photos qui sont plus ou moins de travers. Le style architectural de ce monastère est chinois.

Le monastère de Choijn Lama. Le 28 juillet 2012.

Le monastère de Choijn Lama. Le 28 juillet 2012.

Pour être exact, je devrais plutôt parler du musée Choijin Lama. En effet, les Soviétiques ont décidé en 1942 de transformer ce monastère en musée ; un musée destiné à montrer aux Mongols l’obselencence de leurs traditions et de leur religion avant le communisme. Après la chute du communisme, le musée Choijin Lama est resté musée.

Depuis ce monastère, on peut observer les métamorphoses urbaines d’Oulan-Bator : le monastère du début du XXe siècle, les grands immeubles issus de la période communiste et sur la gauche la tour BlueSky aux allures ultra-modernes.

Un monastère au coeur de la ville. Le 28 juillet 2012.

Un monastère au coeur de la ville. Le 28 juillet 2012.

Ce monastère se situe au coeur de la ville. Cependant, j’ai été extremement surprise par le calme. Pour une fois, j’entendais à peine les voitures. En se promenant dans ce monastère, on a parfois l’impression que la nature a repris ses droits.

Le monastère de Choijn Lama et sa verdure. Le 28 juillet 2012.

Le monastère de Choijn Lama et sa verdure. Le 28 juillet 2012.

Soizic Morin

Le monastére de Gandantegchinlin à Oulan-Bator en Mongolie.

Le monastére de Gandantegchinlin à Oulan-Bator en Mongolie est plus connu sous le nom de Gandan. Gandantegchinlin signifie « la grande place de la joie complète ».

J’ai eu l’occasion de le visiter deux fois durant mon séjour : le 15 jullet 2012, et le 29 jullet 2012. Pourquoi ? Ce monastère par sa taille, ses couleurs, son ambiance m’avait fasciné. Deuxième rasion : je voulais assister à la cérémonie religieuse du matin.

J’ai été surprise de voir l’afflux de Mongols dans ce monastère. Mais peut-être faut-il préciser ce qu’est un monastère bouddhiste en Mongolie. Le monastère de Gandantegchinlin n’est pas juste un batiment, c’est un important espace religieux . Il y a plusieurs temples, un collège de médecine traditionnelle et d’astrologie, une université et tous le reste : stuppa, moulins à prières … . Ce monastère boudhiste a survécu au régime communiste.

Malgré le plan donné à l’entrée du monastère, je n’ai pas réussi à identifier tous les sites. Mais je ne perd pas espoir.

Les Mongols viennent en nombre dans ce monastère. Au départ, j’étais un peu surprise qu’autant de Mongols acceptent de payer si cher pour rentrer. Mais un Français d’origine asiatique m’a confié qu’il n’avait pas payé l’entrée : l’entrée est payante pour les touristes. Et je peux comprendre : c’est un lieu qu’il faut entretenir !

Un temple au monastère de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Un temple au monastère de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Les temples, collèges, université sont séparés du monde exterieur par un mur de protection de couleur jaune. Malgré la sacralité du lieu, certains artistes se sont permis de compléter la décoration du mur.

Le mur de protection entre la ville et les bâtiments religieux. Le 15 juillet 2012.

Le mur de protection entre la ville et les bâtiments religieux. Le 15 juillet 2012.

Lorsque l’on rentre dans ce monastère par la porte sud, on a d’un coup l’impression d’un havre de paix dans la capitale mongole. L’architecture de cette porte est de style chinois. Sur la photo ci-dessous, nous pouvons observer deux symboles bouddhistes importants : la présence des lions des neiges et le dharma. Et, il y a une vendeuse de graines pour les pigeons.

la porte sud du monastére de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

La porte sud du monastére de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Le temple le plus connu est Migjed Chanraisig.

Le monastére de Gandantegchinlin, le 15 juillet 2012.

Le temple de Migjed Chanraisig , le 15 juillet 2012.

Ce temple est connu parce qu’il abrite une immense statue celle de Bodhisattva Avalokiteshvara. Nous pouvons le traduire grossiérement par le Bouddha de la compassion. La statue à l’origine était en cuivre. Cependant, les Communistes l’ont détruite en 1937. Elle est reconstruite en 1996. Elle mesure 26 métres et pése 20 tonnes. J’ai une unique photo de cette statue, et en plus juste les pieds. Pour prendre des photos dans ce temple, il fallait payer 25000 tugrik c’est à dire presque 30 euros. Je n’ai pas voulu payer, mais je me suis permise de voler une photo avec un moine qui fasait le nettoyage.

La statue de Bodhisattva Avalokiteshvara. Le 29 juillet 2012.

La statue de Bodhisattva Avalokiteshvara. Le 29 juillet 2012.

Monter quelques marches permet d’avoir une meilleure vue sur le monastére mais aussi sur la ville d’Oulan-Bator. Je trouve que la photo ci-dessous est intéressante : elle permet de montrer la complexité de la capitale. Au premier plan  à gauche, on observe un bout du mur du monastére ; puis on voit des petites cabanes jaunes : elles sont destinées à des Mongols pauvres ; au troisième plan des constructions de complexes immobiliers apparaissent ; puis on voit les immeubles de la période communsite ; et enfin la montagne.

Un peu de géographie. Le 15 juillet 2012.

Un peu de géographie. Le 15 juillet 2012.

L’occidental que je suis a été étonnée de voir qu’un immense complexe immobilier se construisait juste à côte du monastére de Gandantegchinlin. Ce complexe n’a rien de religieux. Un restaurant devrait y voir le jour.

La construction d'un complexe immobilier mitoyen au monastére de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

La construction d’un complexe immobilier mitoyen au monastére de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

J’ai été surprise lors de ma deuxième visite dans ce monastére. Des pieds géants et une ger avaient été ajoutés. Je cherche encore la signification de ces pieds géants. Les Mongols les touchent avec beaucoup de sollenité. Peut-être sont-ils les pieds de Bouddha. Cependant, les représentations des pieds de Bouddha. Cependant, habituellement les représenations des pieds de Bouddha les montrent avec des dessins. Ces pieds sont posés devant le temple de Bodhisattva Avalokiteshvara.

Des pieds géants. A qui sont-ils ? Le 29 juillet 2012.

Des pieds géants. A qui sont-ils ? Le 29 juillet 2012.

A quelques mètres de ces pieds, une ger s’était invitée.

Une ger un 29 juillet. Le 29 juillet 2012.

Une ger un 29 juillet. Le 29 juillet 2012.

Soizic Morin.

Le début d’une nouvelle thématique : le religieux.

Je vais commencer une nouvelle thématique : le religieux.

Je choisie délibérément d’employer le terme de religieux et non de religion. Après discussion avec un spécialiste de l’Inde et retour / analyse de mes propres photos, je ne suis plus certaines que nous puissions catégoriser aussi facilement les religions en Mongolie. Le bouddhisme mongol est originaire du Tibet. De plus, l’étude des symboles bouddhistes montre qu’il y a des regroupements avec l’hindouisme. Enfin, les Mongols qui pratiquent le bouddhisme pratiquent aussi le chamanisme.

Le monastère de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Le monastère de Gandantegchinlin. Le 15 juillet 2012.

Je vais aborder cette thèmatique en suivant à peu près cet ordre :

 les différents sites religieux que j’ai vu duant mon séjour en Mongolie,

puis l’analyse de certains symboles religieux.

Bonne lecture et surtout bon voyage …

Soizic Morin.

Les activités quotidiennes à l’orphelinat de Garchuut à quelques kilomètres d’Oulan-Bator en Mongolie.

Les journées se ressemblent à l’orphelinat. Dans cet article, je vais décrire le quotidien de l’orphelinat au camp de vacances de Garchuut à quelques kilomètres d’Oulan-Bator en Mongolie.

Le matin commence assez tôt. Les employées et les enfants se lèvent à partir de 7h00. A une exception : le dernier jour, les employées se sont levées à 5h00 pour faire le ménage. La première activité des employées est le ménage. Elles font le petit déjeuner. Les enfants partent faire un brin de toilette. Puis, ils reviennent prendre le petit déjeuner.

Une partie importante de la matinée est consacrée à l’apprentissage des prières. Le premier orphelinat où j’étais était chrétien. La religion avait une place très importante. Je pense qu’il y a trois raisons qui expliquent l’importance de la religion :

  • il y a en Mongolie, un renouveau du religieux. Durant la période communiste, la religion était interdite.
  • les chrétiens sont minoritaires en Mongolie : moins de 5%. Il y a donc un aspect de défense du christianisme face au bouddhisme.
  • enfin, les enfants sont tous sans parents. Ils retrouvent dans le Dieu chrétien une sorte de père. 
la lecture de la Bible.

La lecture de la Bible. Le 24 juillet 2012.

Ce catéchisme mongol a un autre point commun avec le catéchisme à la française : la récitation de prière en chantant. Par exemple, avant de manger, les enfants récitent une prière en chantant.

Les enfants apprennent des chansons avec les danses qui vont avec. J’ai mis un certain temps à comprendre que ces chansons étaient des chansons religieuses comme celles que les enfants français apprennent au catéchisme.

Pendant que les enfants apprennent leurs prières puis partent jouer dehors, les employées s’occupent de certains enfants.

Il y a d’abord les petits qui demandent une attention particulière. Cependant, c’est Ségui qui demande le plus d’attention. Cette petite fille a environ 7 ans. Quand je suis arrivée la première fois à l’orphelinat, j’ai été surprise de voir que ses mains étaient en permanence attachées derrière son dos. A l’heure de la sieste et du coucher, les pieds sont aussi attachées. Ségui est handicapée  Elle se cogne la tête par terre, contre les murs. Elle se gratte la peau. Elle pleure. Elle souffre.

Une Française rencontrée lors de mon séjour m’a fait remarqué qu’elle souffrait peut-être du SAF : syndrome de l’alcoolisme foetal. Un verre d’alcool durant la grossesse peut être fatal à l’enfant.

La petite Ségui.

La petite Ségui. Le 21 juillet 2012.

L’endroit où les enfants dorment et mangent est petit. Par conséquent, ils sont très souvent dehors.

Beaucoup d’enfant s’amusaient à faire voler un cercle : il fallait mettre le cercle en bas d »une tige, puis d’un coup ferme il fallait pousser le cercle vers le haut pour … qu’il s’envole. Si quelqu’un a le nom de ce jeu … qu’il laisse un commentaire !

Le lancé de cercle.

Le lancé de cercle. Le 19 juillet 2012.

Les enfants de l’orphelinat avaient une passion : être pris en photo. I

ls connaissaient presque tous ce mot d’anglais : PICTURE. Avec le numérique, je n’hésitais pas à les prendre en photo. Cependant, les enfants prennent la pose, ils perdent beaucoup de leur naturel.

poser avec son bouquet de fleurs.

Poser avec son bouquet de fleurs. Le 23 juillet 2012.

Et puis, parfois, on arrive à voler un instant

J’aime bien cette photo. Le cadrage n’est pas très bon. Il commence à faire nuit. Mais il y a le regard de ces deux gamins. Et … il y a le quotidien de l’orphelinat en arrière plan : le bidon jaune que nous remplissions d’eau en permanence. Il fallait aller chercher de l’eau avec des bouteilles d’eau aux robinets extérieurs, il y a la baignoire pour bébé qui servait de baignoire et de bassine pour laver le linge, il y a le pot de chambre. Et il y du linge étendu … un peu comme dans le Sud !

Un instant volé.

Un instant volé. Le 24 juillet 2012.

Un après-midi, avec une autre employée et les enfants, nous sommes allés au bord de la rivière.

Une après-midi au bord de la rivière de Gacchurt.

Une après-midi au bord de la rivière de Gacchurt. Le 22 juillet 2012.

Un mercredi après-midi, toutes les activités habituelles de l’orphelinat furent chamboulées par un important orage.

Le soir, nous mangeons assez tôt. Puis, nous retournons dehors.

Les enfants jouent. Un soir, j’ai assisté à une scène assez surprenante. Une fillette reproduisait sur une employée les gestes d’un des massages que j’avais appris au Qi Qong. J’ai prononcé Qi Qong en reproduisant les gestes. L’employée et la fillette m’ont répondu non.

Deux explications possibles.

  • Le Qi Qong est une pratique chinoise. Or la Mongolie et la Chine ne sont pas en très bon terme (les raisons dans un prochain article sur l’histoire et la mémoire). Il est possible que les Mongols refusent d’admettre qu’ils ont adopté des pratiques chinoises.
  • Ou bien, ils ignorent réellement d’où viennent ces gestes, et ils reproduisent juste des gestes que « leurs ancêtres leurs ont montrés.
Le massage. Le 24 juillet 2012.

Le massage. Le 24 juillet 2012.

Tous les quatre jours, l’équipe d’employées change.

Trois employée viennent remplacer leurs collègues qui sont restées à l’orphelinat. C’est un peu un jour spécial pour ces employées qui vont partir de l’orphelinat. Elles vont rentrer à Oulan-Bator retrouver leurs familles et la ville. Avant de rentrer, elles se refont une beauté.

Se faire belle avant de rentrer à Oulan-Bator. Le 26 juillet 2012.

Se faire belle avant de rentrer à Oulan-Bator. Le 26 juillet 2012.

J’ai expliqué aux enfants le 25 juillet que j’allais rentrer avec les employées le lendemain (pour prendre mes jours de repos). Imaginez dire ça sans parler mongol : il a fallu utiliser un calendrier et des gestes.

Une jeune fille de douze ans a écrit son prénom sur un papier et m’a demandé que je le prenne en photo. Elle ne voulait pas que je l’oublie. Il faut toujours avoir à l’esprit que même si ces enfants ont l’air heureux, ils sont sans parents : soit leurs parents sont morts, soit ils ont été abandonnés à la naissance.

J’avoue avoir été assez émue par son geste. Comme en France, les adolescentes mongoles ponctuent les i d’un petit coeur.

La peur d'être oubliée. Le 26 juillet 2012.

La peur d’être oubliée. Le 26 juillet 2012.

Le 26 juillet vers 11h00, une voiture arriva au camp de vacances. A l’intérieur de la voiture ou plutôt du 4*4 : les employées remplaçantes, la directrice de l’orphelinat et des Américains qui souhaitaient voir l’orphelinat.

Les enfants furent très heureux de voir de nouveaux étrangers s’intéresser à eux … pour quelques minutes. Ils demandèrent à ces Américains quelques mots d’anglais et surtout des pictures. Ce moment fut l’occasion d‘une photo de groupe.

Le renouveau des employées et la visite des Américains. Le 26 juillet 2012.

Le renouveau des employées et la visite des Américains. Le 26 juillet 2012.

Soizic Morin

Comment cuisiner en Mongolie à l’orphelinat de Gacchurt ?

J’ai appris à cuisiner un peu les spécialités culinaires mongoles. Le midi nous cuisinions les raviolis et les beignets, le soir c’était potage.

Les employées faisaient la pâte très tôt. Comme pour le pain, il faut que la pâte lève  Vers 10h00, la boule de pâte était posée sur la table. Nous devions faire des petits tas. Ces petits tas étaient parfais aplatis, parfois transformés en boules auxquelles il fallait donner un petit coup de poignet ! La préparation viande, une seule carotte, un peu d’herbes aromatiques (type D. CROS) était alors posée sur la table. Il fallait alors mettre un peu de cette préparation dans la pâte et refermer les petits beignets à la façon mongole : impossible à expliquer avec des mots, mais je peux montrer !

Ces beignets, raviolis sont ensuite frits. Puis, ils sont disposés dans des petits bols individuels.

Le soir : c’est potage. Comme en France, le potage est composé des restes agrémentés de quelques légumes (une carotte, quelques pommes de terre, un peu de choux) et des fameuses pâtes mongoles.

Les pâtes mongoles sont sans oeufs. Les employées font une boule de farine et d’eau. Puis, elles applatissent la boule, la transforment en long filaments. Avant de les faire cuire, les pâtes sont réduites en petits carrés comme le montre la photo du diaporama. Mais ces pâtes ne sont pas toujours cuites, une fois, elles étaient présentées sous la forme des longs filaments posés sur une planche de bois. Je les avais confondues avec du fromage rapé. Ces potages sont ensuites servis dans des petits bols. Les mêmes que ceux du midi. Personnellement, j’aimais bien ce potage un peu cheap.

Bon appétit.

Soizic Morin